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Bienvenue Lalli!

09 juillet 2014 

Incursion dans l’atelier des taxidermistes du Muséum d'histoire naturelle du Havre.
Rencontre avec Lalli, notre alligator du Mississippi de 2m75.
Vous allez pouvoir suivre le processus de naturalisation d’un grand spécimen, les différentes étapes et avoir un aperçu du résultat final avant sa première exposition au début de l’année 2015.

Lalli dans sa bassine

Lorsque nous recevons un spécimen, le premier travail consiste à séparer la peau du corps que l’on nomme « écorché ».

Ce travail étant un peu plus délicat pour les yeux, nous vous proposons une photo de Lalli après dépouillage, pliée dans sa bassine.

Lalli dans son bain

On plonge ensuite la peau dans différents bains de tannage pour la rendre imputrescible et résistante aux insectes destructeurs, comme les dermestes.

On finit par un bain de rinçage avec plein de mousse !

Montage de Lalli

La préparation du montage commence pendant que Lalli est dans les bains.

Une armature en ferraille est réalisée. Elle va former le « squelette » avec une tige centrale qui va du crâne jusqu’à la queue et de quatre tiges pour les pattes, qui ont été pliées et soudées à la tige centrale.

La ferraille est isolée ensuite avec de la paille fine.

Un vrai phasme géant !

Couture couture !

Voici Lalli pendant la séance de couture.

Il a fallu recoudre chaque patte puis l’incision ventrale et pour finir la queue.

Au fur et à mesure que la couture avance, nous « bourrons » avec de la paille fine pour reformer le volume et les muscles de l’animal. Un long travail de patience qui fait mal aux mains !

Les sacs poubelles permettent de garder l'humidité de la peau lors de la couture, ce qui facilite le travail.

En avant marche !

Lalli est maintenant sur ses quatre pattes.

Elle va maintenant devoir patienter pendant quelques semaines de séchage avant de recevoir les dernières finitions comme la remise en teinte de ses écailles (qui ont perdu un peu de leur couleur lors des bains de tannage) et la recréation de l’intérieur de la gueule.

"T'as d'beaux yeux tu sais"

Les yeux sont faits à la main par des artistes, en cristal de Bohême. Chaque couche de peinture est réalisée à l’aérographe et cuite au four. On retrouve la pupille fendue typique des reptiles.

Les piques empêchent la peau de bouger pendant le séchage. Il en est de même pour le coton dans les oreilles.

 

Un clin d’œil de Lalli qui vous dit à très bientôt pour une vraie rencontre en chair et en ferraille !!

 

Montage de Lalli par les deux taxidermistes du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre : Denis Duboscq et Claire Gohard.

Photos : Claire Gohard

N'hésitez pas à poser vos questions dans la partie "commentaires" de l'article !

SCRD : aux petits soins des taxidermies du Muséum

SCRD, héritière de la Compagnie Française des extraits, est spécialisée dans les produits chimiques pour la tannerie ainsi que dans la fourniture d'extraits végétaux, tannants ou colorants, pour toutes les industries qui les utilisent.

SCRD SAS soutient le Muséum dans ses travaux de restauration de taxidermies : mise à disposition de produits liés à la restauration, d'un laboratoire pour le tannage des peaux et des compétences d'un technicien spécialisé.

En savoir plus sur SCRD

 

alligator - taxidermie - Lalli - zoologie

Par Joëlle Hauchecorne le 09 Juillet 2014 à 23:21

Merci pour cette leçon de taxidermie vraiment "vivante "
Très beau travail... Qui doit être passionnant !

Par Apolline le 09 Juillet 2014 à 16:09

Félicitations, c'est du super boulot !

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